Musées

Cecile Fakhoury(Le nuage volant de Yo-yo Gonthier)

Comme quelque pan de nuage, tout y est blanc, Ses beaux murs blancs bien élevés, purs de profondeur, fondent la Galerie d'art contemporain Cécile Fakhoury. Fille de galeriste parisien, la propriétaire dont la galerie porte le nom a tenu au respect de la sobriété, Eclairagiste, acousticien, coloriste et ergonomiste ont mutualisé leurs compétences pour l'aboutissement heureux ce cet édifice. Le résultat plait et force le respect. Force aussi la dIscipline, Il ne viendra à l’esprit d’aucun visiteur, meme des plus indisciplines, de toucher aux murs colombes de cet espace. Située sur le boulevard André Gaston Latrille, entre le « Carrefour de la Vie » et la RTI, a Cocody, elle héberge de belles pièces depuis septembre 2012, année de ses …(mot manquant) et de la visite mémorable de l’athlète Didier Drogba.

Elle a hébergé depuis, les pièces d’aboutais, de Bruly Bouabré, Nestor Dia, Paul Sika, Jems Robert Koko Bi, Vincent Michéa, Cheick N’Diaye etc. An 2015. Mois de juin, juillet. C’est l’été. L’ete dans un pays ou c’est toujours l’été. Pour en profiter, expose Yoyo Gonthier, un homme né au Niger, ayant vécu en Cote d’Ivoire et réunionnais de nationalité, un homme de partout qui monte une oeuvre ambulante: un nuage volant épris de liberté. Il n’est pas seul, ce plasticien, photographe, s’inscrivant dans la transmission. Des plasticiens en herbe à l’Insaac, des journalistes, des enfants participent avec lui, a la conception, réalisation de l’ouvrage et du voyage dans la cité.

La structure gonflable a l’air, de 8m sur 3 a ete porter tel un gibier énigmatique, éveillent la curiosité lors d’un retour de chasse. De St jean a l’université de Cocody en passant par la rue des peintres, que d’acclamations! que de questionnements! que d’interrogations! C’était l’essentiel de sortir la galerie de la galerie l’instant d’une architecture plasticienne.

Galerie des riverains (Le Terminus de Yao Koffi)

A quelques mètres, à l'opposé, pour pluri dire, de l'immense demeure d'Alpha Blondy, se dissimule une toute petite pièce. Avant le terminus 28 de la Riviera 2, appelé aussi Riviera africaine, cette pièce d'à peine 10m2 est la Galerie Koffi Yao, du nom d'un homme de culture, un créateur prénommé Célestin. Célestin Koffi Yao est artiste plasticien, directeur du département des arts à l’université de Cocody, auteur de: Le bateau est plein, je débarque, Création en contexte et L'Harmattan.

Né en 1971 à Daloa, sa rencontre d'avec le plasticien, psychanalyste Grobli Zirignon, Va le marquer au point que pour sa première exposition en septembre 2013, c'est lui qui sera retenu pour présenter Ses beaux restes. Suivront, dans ce p'ti espace, de grands noms : Annick Assemian, graveur, céramiste, peintre, et ses 40 pièces triées sur le volet pour illustrer, avec Réminiscences ses 42 ans de pratique artistique; Sylvestre Bruly Bouabré, condamné à une tâche herculéenne savoir faire mieux que son père Frédéric; Geneviève Wanné et bien d'autres car le terminus, ce n'est pas pour maintenant.

Art Gallery(Le Basquiat de Jacobleu)

Jacobleu. Présenter cet Ivoirien né en Mars 1972 comme un activiste de l'art, un touche à tout n'est pas erroné. Il touche au pinceau, à la plume et à l’objectif. Après de nombreuses expositions, cet ancien de l'lnsaac a mis en librairie, en 2006, « Au nom de ma patrie " un recueil de poèmes édité par « Anniss éditions» dont il a été le directeur artistique. Il tiendra d'autres galeries, se fera commissaire de maintes expositions avant d'ouvrir le 28 mai 2014, le Basquiat du nom du célèbre peintre américain qui aura séjourné en Côte d'Ivoire en 1980. L`édifice qui jouxte Cyclone, éditeur des journaux Le temps, Lg Info, est situé à la Riviera route du Collège André Malraux.

C'est un espace de proximité avec le public qui peut toucher ces stars de la chanson, du slam, de la littérature, de l'art plastique, de la sculpture, du cinéma etc. Y sont donc passés le rappeur ivoirien Kajeem, l`Etudiant, slameur d'excellence; le Béninois Saliou Gnambodé, sculpteur de récupération; Essoh N'Guessan.

L`ambiance décontractée, bon enfant enjolive cet espace qui comprend une salle d'exposition au rez- de-chaussée ainsi qu'une réserve et un café au premier étage.

Fondation Art et Contemporain(L’espace de Donwahi)

Elle est née avant la crise 2010, précisément en février 2008, pour rendre hommage à Charles Donwahi (1926-1997),grande figure du pays, ancien ministre d’Houphouët-Boigny, président de l`assemblée nationale, premier président de la fondation Saint Paul d`Abidjan, et mécène et prometteur éclairé des arts et de la culture .Sur le boulevard Latrille, la galerie que gère la fille du mécène se distingue :elle en impose. Plus de 600m2 d`exposition, des villes, des appartements et des murs vifs. Mais la fondation a dû fermer pendant la crise pour rouvrir en 2013.De nombreux talents confirmé ont exposé dans cet espace de sérénité et de quiétude. Parmi eux Jean Claude Heinen, architecte et artiste plasticien comme Issa Diabaté qui confesse avoir été pétrit Heinen.

A travers son exposition en Mai 2015, Heinen aura concilie deux matériaux a priori antinomiques : l’or et le goudron. Réussissant avec l`art ou maintes politiques échouent en se sentant d`alliages trop différents pour se réconcilier. Sublime !

La fondation Donwahi abrite également en son sein une médiatique et une bibliothèque, un cybercafé, un bar-restaurant lounge, et un art-shop proposant du matériel de dessin et d’écriture ainsi que de beaux objet design .La fondation est également dotée d`un ciné-lounge avec projections

Galerie Amos(Le sanctuaire de Stéphane Diby)

Elle est certaiement la dernière-née des galeries à Abidjan. Elle a ouvert ses portes le samedi 22 aout 2015 a la Riviera Palmeraie dans la Rue Abinader, non loin de la rue minime. Elle est une galerie religieuse.

Pour l'heure, les pièces exposées sont celles du prédicateur Stéphane Diby, désormais appelé Amos ancien moine aux béatitudes. Né le 22 mai 1976, il a fair ses classes dans les années 90 pendant 3 ans à l'Insaac avant de s'envoler parfaire son art en Europe. Il peint au pinceau, mais aussi au couteau. Regards, postures, expressions avec des tons chauds sont taillés de façon très expressive. 20 ampoules de veille illuminent la Galerie Amos où sont accrochés une vingtaine de tableaux.

Notre Dame de la Côte d'Ivoire, Le christ de la douceur, Abraham des pièces d'un art sacré qui est une traduction de la théologie en images mais aussi des toiles de profanes Retour de marché, au revoir. Le galeriste vient combler un vide avec cet espace qui ne désemplit pas et où les commandes sont passées pour obtenir des toiles qui aident à prier.

Pendant que l'artiste continue de faire la navette entre l'Europe et l'Afrique et entre la peinture, la prédication et la galerie.